Le 4 février 2008
Chère Madame, Cher Monsieur,
Au nom du collectif logement de Boulogne-Billancourt, vous avez bien voulu m’interroger sur les problèmes de logement. Il me semble utile de répondre point par point aux questions posées, en
m’appuyant sur ce qui a été fait pour le logement à Boulogne-Billancourt, sur les projets que je mène actuellement dans ce domaine et sur les chantiers à lancer dans les prochains mois.
1/ La demande de logement
a) L’augmentation de l’offre de logements sociaux
Le nombre de logements sociaux a Boulogne-Billancourt été arrêté à 6408 pour l’année 2007 par le Préfet des Hauts-de-Seine, ce qui correspond à 12,2 % du nombre des résidences principales.
Depuis la mise en place de l’inventaire de la loi SRU en 2001, la ville a mené un effort continu dans la réalisation de logements sociaux par des opérations d’acquisition-amélioration ou de
constructions neuves. Ce parc a ainsi évolué de 5140 à 6408 unités (+ 1268/+ 25%) et la part de logements sociaux est passée de 9,76% à 12,20 % en 6 ans.
Pour ce qui concerne les constructions neuves, nous avons pour objectif premier de poursuivre le développement du parc locatif social, puisque 33% des 420 000 m² de surfaces de logement à
construire sur les terrains occupés autrefois par Renault à Billancourt seront des logements locatifs sociaux. 930 logements sociaux neufs sont programmés sur le trapèze Ouest.
Par ailleurs, afin d’accroître l’offre locative sociale, nous surveillons toujours très attentivement les déclarations d’intention d’aliéner relatives à des ventes d’immeubles qui pourraient
permettre l’exercice des dispositifs dont nous nous sommes dotés, tels que le droit de préemption urbain, ou le droit de préemption urbain renforcé au nord de la route de la Reine. Un immeuble de
20 logements a été acquis en 2007 place Jules Guesde et un autre de 19 logements sera transformé en logements sociaux rue Thiers au premier semestre 2008.
Pour finir sur ce point, il convient de rappeler que les efforts conjugués de la Ville et de la Communauté d’agglomération ont permis l’acquisition par un bailleurs social de 215 logements avenue
Jean Baptiste Clément et rue de la France Mutualiste.
En 2007, 389 nouveaux logements sociaux ont obtenu l’agrément du Conseil Général, délégataire des aides à la pierre, ce qui induit que ces immeubles bénéficient des autorisations de financement de
l’Etat et du Département, plaçant encore une fois Boulogne-Billancourt en première position des communes des Hauts-de-Seine dans ce domaine. Je me permets de rappeler que 495 logements ont obtenu
l’agrément et les financements de l’Etat en 2006 ce qui correspondait à presque 20% des logements programmés au niveau départemental. Ces logements agréés intégreront le décompte SRU de la Ville en
2008 et 2009. Plus de 4 millions d’euros ont été engagés par la ville et la communauté d’Agglomération pour la création de logements sociaux en 2007.
Le Programme Local de l’Habitat propose de créer 310 logements sociaux supplémentaires par an à Boulogne-Billancourt. L’activité déployée lors des deux années passées a permis que cet objectif soit
dépassé. Mon souhait est de tout mettre en œuvre pour continuer dans cette voie.
b) L’Office HLM de Boulogne-Billancourt
La participation de l’OPHLM de Boulogne-Billancourt à l’effort de production de logements locatifs sociaux sur le territoire communal a été significative. Ainsi, le patrimoine de l’Office est passé
de 755 logements en 1994 à 1018 en 2006. 116 logements de son patrimoine ont pu être conventionnés en 2005 et intégrés dans l’inventaire SRU. La livraison en 2006 du programme à l’angle des rues de
Sèvres et Gallieni pour 43 logements neufs a complété cette progression.
Notre Office va continuer à participer au développement et à l’amélioration de l’offre locative sociale à Boulogne-Billancourt dans les toutes prochaines années.
L’opération de démolition-reconstruction de Gallieni-Bellevue constitue l’un des grands projets de l’OPHLM pour le moyen terme : il devrait permettre, après la démolition des 80 logements
existants, la création de 120 logements sociaux neufs.
J’ajoute que l’Office HLM examine d’autres pistes de développement, puisqu’il a été consulté pour la réalisation d’un programme de logements sociaux neufs au nord de la rue Yves Kermen et qu’un
promoteur lui a proposé de l’associer à une autre opération de création de logements locatifs sociaux neufs.
c) Les attributions de logements
En 2006, la conférence communale du logement, qui permet d’identifier toutes les attributions faites au cours de l’année dans le parc de logement de l’ensemble des bailleurs propriétaires
d’immeubles sociaux à Boulogne-Billancourt atteint le chiffre de 344 logements proposés sur le territoire et 148 relogements effectifs de personnes inscrites sur le fichier de la Ville pour l’année
2006.
En 2007, 89 logements ont été proposés par la commission de la Ville et 55 par la commission de l’Office Public HLM de la Ville.
L’attribution des logements sociaux dépendant du contingent de la Ville et, depuis septembre 2006, du contingent délégué par l’Etat, est le fruit du travail de la Commission d’attribution. Créée en
1995, celle-ci est composée de conseillers municipaux de la majorité et de l’opposition et se réunit une fois par mois pour examiner les dossiers des candidats, et déterminer, en fonction des
critères établis par le règlement qu’elle a adopté, ceux qui seront proposés aux bailleurs sociaux propriétaires des logements dont ils ont signalé la vacance.
Les associations de défenses des locataires sont représentées dans les conseils d’administration des bailleurs sociaux et siègent dans les commissions d’attribution de ces bailleurs.
La commission d’attribution des logements sociaux de la ville est composée de telle sorte qu’elle soit représentative de la composition du Conseil Municipal. Il me semble naturel que ses membres
soient des personnalités élues par les Boulonnais
2/ Les incitations en direction du secteur privé
Je suis favorable à ce que le Conseil Général des Hauts-de-Seine maintienne son partenariat avec notre Ville dans l’impulsion forte donnée au développement de l’offre locative sociale à
Boulogne-Billancourt.
Le recensement doit prendre en compte les immeubles à partir de 5 logements. 90 propriétaires d’environ 1 100 logements sont ainsi susceptibles d’être contactés ; je précise que les logements en
cours de recensement sont en partie occupés. Cette proposition permet à mon sens d’éviter l’utilisation de la réquisition qui ne concerne légalement, et pour une durée relativement courte que les
propriétaires personnes morales dont les locaux sont vacants depuis au moins dix huit mois.
Toutefois, l’usage des prérogatives offertes à la puissance publique peut parfois être nécessaire pour permettre d’équilibrer un dialogue difficile avec un propriétaire. C’est ainsi que j’ai
demandé au Préfet des Hauts-de-Seine de déclarer d'utilité publique l'acquisition des biens immobiliers situés 32, avenue Jean-Baptiste Clément et rue de la France Mutualiste avec pour objectif
tout en menant une procédure d’expropriation, de rechercher les voies d’un accord avec le propriétaire. Cette négociation a pu être menée à son terme y compris par l’obtention de l’accord du
propriétaire actuel de ne pas vendre à la découpe les appartements dont il reste propriétaire.
Les incitations peuvent concerner aussi les bailleurs de logements au moyen d’un dispositif proposant une garantie aux propriétaires de logements vacants concernant les risques locatifs. Partant du
constat que de nombreux propriétaires de logements renoncent à louer leur bien en raison de la crainte d'impayés de loyers, la ville et la communauté d'agglomération Val de Seine ont décidé
d'accompagner le dispositif de garantie des risques locatifs mis en place par l'Etat et l'Union Economique et Sociale pour le Logement (1% patronal).
Au-delà de la prise en charge du coût de la prime d'assurance, il s'agit avant tout d'inciter et d'aider les propriétaires de logements vacants à remettre leur bien sur le marché. Cette mission
d'accompagnement consiste à informer et à conseiller les propriétaires, à réaliser des simulations fiscales et à les assister dans la réalisation de travaux ou encore dans le choix de candidats
locataires.
Cet accompagnement personnalisé vient renforcer le dispositif actuel de la Garantie des Risques Locatifs qui va au-delà des seules dispositions législatives applicables. L'ensemble de ces
prestations a été confié après consultation à la SIEMP (Société Immobilière d'Economie Mixte Parisienne), qui assure déjà la mise en œuvre d’un dispositif analogue à Paris.
Dans le but de répondre individuellement aux questions de chaque propriétaire, un numéro vert (0 800 200 320) a été mis en service début janvier. De plus, un conseiller spécialisé de la SIEMP se
tient à la disposition des propriétaires, tous les mardis de 15h à 19h à l'hôtel de ville de Boulogne-Billancourt.
Il me semble que le rôle d’une agence immobilière à vocation sociale intervenant sur le territoire de Boulogne-Billancourt pourrait s’inscrire dans cette démarche d’incitation à la remise en
location de logements vacants en acceptant une mission de détection de bailleurs prêts à louer leur bien et de gestion de ces biens à des loyers inférieurs, voire conventionnés après mise en place
des aides de l’ANAH. Dans cette optique, la création d’une agence peut être encouragée à une échelle au moins intercommunale.
3/Les PLA-I
Il ne me semble pas exact d’écrire que les PLA-I ne représentent que 10% des programmes de logements sociaux. Le Programme Local de l’Habitat établi à l’aide d’un cabinet d’experts a préconisé
après des études approfondies portant sur l’ensemble du territoire intercommunal que la création de logements sociaux devait tendre vers une production financée à hauteur de 10% en PLA-I, de 50% en
PLUS et de 40% en PLS.
Les opérations qui sont présentées à la Ville par les bailleurs sociaux dérogent parfois à ce principe conducteur. En effet, les projets financiers et sociaux portés par les opérateurs du logement
social peuvent les amener à présenter à la Ville des opérations où le nombre de PLA-I dépasse les 10 %. Ainsi, la Ville a délibéré au mois de novembre 2007 pour
subventionner une opération de 87 logements sociaux neufs dans la ZAC qui comprendra 24% de logements PLA-I. La résidence de 155 logements étudiants qui sera édifiée sur le lot B1 est financée en
PLUS. L’opération d’acquisition amélioration rue Thiers citée plus haut comprendra 26% de PLA-I.
Je me dois de préciser que l’attribution des logements financés en PLA-I repose sur les critères définis au Plan Départemental d’Action pour le Logement des Personnes Défavorisées (PDALPD) lesquels
sont très spécifiques, alors que l’identification des personnes éligibles à une attribution de logement social est fondée uniquement sur le critère des revenus imposables de l'année N-2.
C’est pourquoi les demandeurs de logements recensés dans cette catégorie souhaitent généralement un logement correspondant au PLUS minoré dont les critères de ressources et les loyers sont
identiques à ceux du PLA-I sans les assortir de l'exposé de difficultés sociales particulières. Il peut le plus souvent leur être donné satisfaction, car 30% des logements financés en PLUS relèvent
de la catégorie dite du PLUS minoré.
La Ville doit proposer une offre locative à loyers maîtrisés de différents niveaux, y compris le PLI, pour répondre à la diversité des besoins de sa population.
4/ L’accession sociale à la propriété
La Ville de Boulogne-Billancourt s’est engagée depuis plusieurs années dans un effort de production de logements locatifs sociaux pour répondre aux besoins des Boulonnais et se mettre en conformité
avec la loi SRU de telle sorte que la Ville n’a, à ce jour, jamais été soumise à la pénalité prévue en cas de non respect de ce texte, compte tenu de l’effort continu qu’elle réalise chaque
année.
S’agissant de l’accession sociale à la propriété dans le parc existant à Boulogne-Billancourt, l’Office Départemental HLM des Hauts-de-Seine est le seul bailleur à proposer à la vente les
appartements de quelques immeubles de son patrimoine à ses locataires conformément à une décision prise par son Conseil d'Administration en 1995.
Je suis favorable à la construction de logements neufs destinés à l’accession sociale. C’est l’un des points de mon programme.
5/ La négociation avec les promoteurs.
Les négociations menées avec les promoteurs intervenant sur le territoire de Boulogne-Billancourt peuvent amener, au cas par cas, à leur demander de prévoir un pourcentage de logements sociaux.
Cela a récemment été le cas pour un terrain qui permettait de développer une constructibilité assez importante. Il m’a paru raisonnable, après examen du dossier, de demander à l’interlocuteur de la
Ville de consacrer 25% de la surface à construire à du logement social et je compte veiller au respect de l’engagement qui a été pris.
Imposer systématiquement un pourcentage de logements sociaux pour tout projet de construction neuve ne me paraît pas réaliste. En effet, les programmes qui seraient concernés par cette mesure
doivent comporter un minimum de surface à construire pour que la mixité sociale puisse être appliquée dans un cadre opérationnel réalisable tant par le promoteur que par le bailleur social.
6/ L’habitat insalubre.
Parallèlement à la politique de développement du parc social menée conjointement avec la Communauté d’agglomération Val de Seine, les actions en direction de l’amélioration de l’habitat privé, de
compétence communautaire, continuent sur l’ensemble du territoire de Val de Seine.
Dans le prolongement des deux précédentes opérations programmées d’amélioration de l’habitat de la période 2000-2006, un nouveau dispositif d’amélioration de l’habitat privé est aujourd’hui engagé
au niveau communautaire, dans le cadre du Programme Local de l’Habitat. En effet, la préservation et l’amélioration du cadre de vie y sont inscrites comme priorités.
Ce dispositif poursuit quatre objectifs principaux : la lutte contre l’insalubrité, le soutien aux copropriétés en difficulté, la sortie de vacance et la maîtrise des loyers. Trois cibles sont
visées : les copropriétés, les mono-propriétés et les hôtels meublés. L’étude pré-opérationnelle, réalisée par le Pact Arim des Hauts-de-Seine, a débuté en juillet 2007.
A une autre échelle, la Ville a entamé des négociations avec les services de l’Etat pour engager une procédure de Résorption de l’Habitat Insalubre (RHI) concernant l’immeuble 179, rue d’Aguesseau.
Cette procédure répond à des règles très spécifiques. Le dialogue est engagé sur cette base légale avec trois bailleurs sociaux pour favoriser la reprise de la parcelle et le création de logements
PLA-I ou PLUS, conformément aux textes en vigueur.
Parallèlement cinq familles ont pu être relogées et deux autres se sont vues proposer un logement depuis septembre 2007.
Pour ce qui concerne le relogement des familles connaissant des situations de surpeuplement, mon expérience d’élu local m’incite à écrire que la réponse ne peut être immédiate. Se prononcer da
façon plus positive ne relèverait que du domaine de la promesse qui ne pourrait être tenue. Notre Programme Local de l’Habitat a conclu sur ce point que nous devions accroître le nombre de grands
logements. C’est pourquoi les programmes neufs de la ZAC doivent comprendre 35% de quatre pièces et cinq pièces.
7/ Les besoins spécifiques.
Les demandes de logements de publics spécifiques peuvent déjà être prises en compte dans notre ville, même si dans ce domaine également d’autres pistes peuvent être développées.
a) l’urgence et les personnes à très faibles revenus
La création de logements d’urgence est une nécessité pour la Ville.
L’accueil d’urgence des sans-abris est pris en compte depuis 2002 grâce au centre d’hébergement d’urgence qui sera transféré dans des locaux neufs fin février. Les associations caritatives
boulonnaises, qui ont porté avec beaucoup de conviction ce projet avec la Ville depuis sa création, vont pouvoir accueillir dans des conditions de conforts très améliorées les sans abris. Des
femmes en situation de détresse pourront y trouver une première réponse à leurs difficultés.
Des structures d’accueil plus pérennes telles que la maison relais, rue Diaz ou le CHRS La Colombe géré par Aurore répondent à des besoins importants dans le cadre de ce qu’il est convenu d’appeler
la création d’une chaîne de l’habitat.
Plusieurs associations d’insertion dont l’objectif est de créer des logements passerelles, ont proposé des projets à la Ville. Il est d’ores et déjà prévu d’aider celles qui disposent déjà de
logements à Boulogne-Billancourt à augmenter leurs capacités d’accueil et de contribuer à permettre à de nouvelles associations de s’implanter à Boulogne-Billancourt. Trois projets sont
actuellement à l’étude.
L’Agence Immobilière à Vocation Sociale pourrait par son action au niveau local coordonner et aider les interventions des associations d’insertion dans le domaine immobilier et participer à la
réponse à apporter aux demandes de logement d’urgence.
b) Les jeunes travailleurs et les étudiants
Deux foyers gérés par l’ALJT accueillent 120 jeunes travailleurs. Une résidence réservées aux étudiants et gérée par le CROUS de Versailles dont la livraison est prévue en juin 2009 offrira une
capacité de 155 studios qui facilitera l’accueil des étudiants de l’Université de psychologie qui est établi avenue Edouard Vaillant.
Le programme de notre projet de SMAC, dont l’architecte a été désigné l’été dernier comporte également une résidence pour étudiants musiciens de 60 studios qui permettra notamment d’accueillir les
élèves de notre Conservatoire.
c) Les handicapés
L’accueil des handicapés a augmenté en 2006 avec l’ouverture de la Villa Désiré, foyer accueillant dix handicapés réalisé par le bailleur social Efidis et géré par l’association Le Grand Chemin qui
accueillait déjà 9 résidents permanents au sein de la résidence Eric.
En septembre 2007, Le foyer de la fondation Michèle Darty a ouvert ses portes sur un terrain situé 4 à 10, rue Victor Griffuelhes.
Ce foyer comporte 30 chambres avec salle d’eau privative, (15 places sont réservées à des travailleurs en ESAT (Etablissement et Service par le Travail, anciennement CAT, Centre d’Aide par le
Travail) et 15 pour les personnes handicapés vieillissantes en accueil « foyer de vie ».
La réalisation de ce projet permet d’aider de nombreuses familles de Boulogne-Billancourt, par la prise en charge totale des adultes handicapés, jeunes ou vieillissants, dans des conditions de
dignité et d’épanouissement à la hauteur de l’engagement social de la ville de Boulogne-Billancourt.
La gestion en a été confiée à l’APEI de Boulogne "Le Chemin Vert". Cette association gère déjà 5 établissements sur les communes de Boulogne-Billancourt et Meudon, dont, uniquement pour ce qui
concerne le logement des handicapés, le foyer d’hébergement et le foyer de vie situés rue des Peupliers (66 personnes accueillies)
Un projet de foyer d’accueil médicalisé et de jardin d’enfants adapté dont la localisation est actée sur le lot B 4 du trapèze est étudié de près par l’APEI de Boulogne "le Chemin Vert". Cette
nouvelle structure d’environ 3000 m² comporterait au moins 32 places d’accueil permanent. Deux bailleurs sociaux finalisent leurs propositions pour être désignés sur ce projet. J’y attache une
importance toute particulière.
d) Les personnes âgées valides
Je suis bien conscient que le vieillissement de la population appelle un accompagnement des pouvoirs publics.
D'après les données INSEE du recensement général de la population de 1999, et dans l’attente en 2008, du recensement rénové en cours, la Communauté d'Agglomération Val de Seine comptait 25 267
personnes âgées de plus de 60 ans dont 9 975 personnes âgées de plus de 75 ans. Elle dispose de 6 maisons de retraites capables d'accueillir les personnes âgées dépendantes. Cependant, l'arrivée
d'une personne en maison de retraite doit être reculée d'une part en raison de la perte de repère et d'autonomie qu'elle engendre et d'autre part en raison de son coût financier très important.
Deux résidences dédiées aux personnes âgées valides peuvent accueillir des Boulonnais, rue Damiens et allée du Vieux Pont de Sèvres.
Pour l’avenir, les travaux de réhabilitation des immeubles sis 2, 10, 12, avenue de Lattre de Tassigny et l’opération de démolition-reconstruction concernant les immeubles situés aux numéros 16, 18
et 20, vont démarrer.
49 logements sociaux seront ainsi crées par Pax Progrès Pallas, dont une partie sera destinée aux personnes âgées non dépendantes. Ces appartements seront conçus pour favoriser, dans un
environnement sécurisé, l'autonomie des locataires, grâce à des aménagements permettant d'effectuer très simplement les gestes de la vie quotidienne. Par ailleurs, la présence d'un régisseur
renforcera le lien social.
De plus, j’ai demandé que la Communauté d’agglomération étudie un dispositif destiné à apporter aux personnes âgées une aide maximale de trois mille euros (3000 €) par ménage pour la réalisation de
travaux d'adaptation dans leur résidence principale.
Cette aide aura pour but de compléter les subventions de l'ANAH (Agence Nationale de l'Habitat), du Conseil Général et des caisses de retraites.
En effet, l'adaptation des logements au grand âge nécessite souvent des travaux lourds et onéreux. Les devis moyens observés s'échelonnent en général entre 6 000 euros et 10 000 euros. Ils
concernent majoritairement des travaux d'adaptation de salles d'eau, de cuisine ou encore toute installation permettant la prévention des chutes (barres d’appui, mains courantes, revêtement de
sols…)
J’ai souhaité que ce projet soit accompagné par l’intervention systématique d’un ergothérapeute, qui se prononcera sur l’opportunité des travaux à réaliser et que la subvention puisse être
préfinancée, pour les ménages les plus modestes, au commencement des travaux.
Je présenterai ce dossier à l’approbation du Conseil Communautaire le 13 février prochain.
e) L’incitation à la libération des grands logements
L’idée d’encourager les bailleurs sociaux propriétaires de logements à Boulogne-Billancourt à favoriser les échanges de logements est très intéressante. Actuellement, les échanges de grands
logements contre des appartements de taille inférieure sont fondés sur le volontariat. Force est de constater que peu de volontaires se manifestent. Les bailleurs sociaux hésitent parfois à
s’engager dans une démarche de ce type.
Je suis très favorable à ce que la Ville engage le dialogue avec les bailleurs sociaux pour mettre en œuvre une politique d'incitation à la libération de logements sous-occupés. Les bases de
discussion pourraient concerner les locataires occupant un T3 ou plus et qui souhaitent un logement plus petit à partir d'une pièce d'écart.
La discussion pourrait s’engager sur les bases suivantes : maintien de l’ancien loyer, report du dépôt de garantie, suppression des mois à double loyer, prise en charge des frais tels que le
déménagement et, le cas échéant, assistance pour les différentes démarches administratives. La Ville pourrait, en liaison avec les bailleurs sociaux, prévoir un dispositif commun d’incitation dont
une partie du coût pourrait être à sa charge.
Ainsi que vous pourrez le constater, je crois pouvoir dire que la ville de Boulogne-Billancourt à pris une part non négligeable à l’effort de développement du logement social sur son territoire.
Les chantiers lancés récemment ou qui seront engagés dans les jours à venir viendront conforter cet effort de la collectivité. Je suis prêt à mettre en oeuvre les autres mesures dont je vous ai
fait part pour améliorer le quotidien des Boulonnais.
Je vous prie de croire, Chère Madame, Cher Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Jean-Pierre FOURCADE